La Fanfare Byin-Mayé revient en 2016 au Zegny’Zo des 10 ans !

Ils sont habillés de jaune et de rouge, ils ont une énergie qui fait plaisir à voir et ils sillonnent depuis plus de 15 ans l’île de la Réunion, ses rues, ses festivals et ses cafés : c’est la Fanfare Byin-Mayé, du funk électrisé made in Réunion.

Tout commence en 2001, quand Vinko, fraîchement débarqué à la Réunion, décide de créer une fanfare. Ancien des Tarace Boulba, fanfare funk associative fondée par Matthieu Paulus et Jo Ruffier Des Aimes (deux anciens des Négresses Vertes), il décide de créer le fils métissé de la fanfare de Montreuil. Quelques annonces plus tard dans le gratuit local, Byin-Mayé, ses premiers cuivres et sa caisse claire voient le jour.

L’idée de départ était de fonder une joyeuse alliance de musiciens, d’où le nom de Mayé, qui signifie à la fois mélange et embrouille, dans le but de promouvoir les musiques du monde et les spectacles de rue. Ouverte à tout musicien, elle fonctionnerait comme une école de la pratique musicale, dans lesquelles les membres, fêtards et philanthropes, partageraient gracieusement leurs savoirs et leurs compétences.

Ca aurait pu être utopiste, mais ça a fonctionné. En sept ans, selon Vinko, au moins 70 musiciens ont adhéré à l’esprit Byin-Mayé. Des musiciens de vingt-cinq à soixante ans, filles et garçons à parité et venant d’un peu partout, dans le sud : Piton Saint-Leu, Saint-Pierre, Petite île, le Tampon, Saint-Joseph, Étang Salé et les Avirons. Une troupe en somme, au sens théâtral du terme, dans laquelle les gens se sentent bien, à cause, souligne Hélène (basse), de « l’ambiance familiale et de l’esprit Byin-Mayé ». Et si le répertoire évolue peu, c’est précisément parce que la fanfare est un lieu de transmission.

Aujourd’hui, amateurs et musiciens plus confirmés se côtoient joyeusement, et le mélomane réunionnais remarquera ainsi la participation à la fanfare de plusieurs membres de groupes péï, comme Youss, Le Machin, La Starnac’, Manléo, Wonderbras et Skarhumbar. Formation à géométrie variable, Byin-Mayé a maintenant une trentaine de mayons. De quoi faire une vraie fanfare, avec saxos ténor, alto, baryton et soprano, batterie, rouler, piker, kayamb, derbouka, auxquels il fait ajouter trois trombones, quatre trompettes, deux basses, deux clarinettes, quatre flûtes et un soubassophone.

À la tête de cet inventaire à la Prévert et de cette joyeuse bande, Magalie qui, accompagnée d’un kayamb ou d’une basse, s’occupe de la direction musicale. Elle est en outre présidente de l’association à but non lucratif « Bien Ensemble », dans laquelle s’inscrit la fanfare. À but non lucratif, ça signifie quoi ? « Que les musiciens ne gagnent pas un sou, explique Magalie, tout sourire, et que les fonds récoltés lors des concerts servent à acheter du matériel de son, à payer l’assurance et à financer des tournées ». Le groupe est ainsi parti en 2002 à Tananarive (Madagascar) pour une semaine de concerts et à Mayotte par deux fois.

Et puis il y a Gilles (baryton), qui écrit toutes les partitions et soumet les arrangements à ses comparses. Quant aux choix des morceaux, il se fait de façon collective, mais prône avant tout l’éclectisme : c’est ainsi que, sur scène, se côtoient le célèbre Fire de Jimi Hendrix et le groupe Carrousel d’Alain Peters. Et puis il y a du ska, du salegy, de l’afrobeat, du maloya, du ragga, du séga et des musiques de l’est. C’est ce qui a poussé Aurélien (sax soprano), métropolitain de Calais, à venir dans la fanfare. Parrainé par Florence (sax alto), il a rejoint Byin-Mayé pour « le plaisir de jouer en groupe, de voir du monde et de participer à l’ambiance ». Auxquels s’ajoutent des rencontres plus imprévues telles celle de Yann, ingénieur du son bien connu des musiciens sudistes, qui suit la troupe pour le plaisir de leur offrir le meilleur son sur scène. Ou celle de Jace, le papa des gouzous qui, en collaboration avec l’Effet Peï et la fanfare a créé le logo de celle-ci : en associant le jaune et le rouge, couleurs identitaires de Byin-Mayé, il a dessiné un volcan d’où sortent, tels des diables en boîte, musiciens et instruments.

Nicolas Millet – juin 2008 / Photos : Philippe Bartlé

Source : http://www.azenda.re/magazine/la-fanfare-byin-maye.html

Le programme du Festival Zegny’Zo 2016 est disponible !

Mardi 10 mai

Place de l’Indépendance

15H30

PARADE

avec la Fanfare Byin Mayé

Du Ritz à La Terrasse du Voyageur

via la Rue Philibert Tsiranana

Mercredi 11 mai

Kolotsaina Troupe de Choc

& Collège français Sadi Carnot

9H

Spectacles Jeune Public pour les écoles

Kolotsaina troupe de Choc

15h30

PARADE avec tous les Vahiny et les groupes locaux

Via rue point 6 -rue Ste Marie-rue Philibert Tsiranana – Ritz – rue Philibert Tsiranana – Place Foch – rue Colbert -Alliance

Alliance Française

18h30

Ouverture officielle

Randria Ernest Zanany

Jeudi 12 mai

La Caravelle Nofy

9h

Ateliers de formation ouvert à tous: manipulation de Grandes Marionnettes

Kolotsaina Troupe de Choc

& Collège français Sadi Carnot

9H

Spectacles Jeune Public pour les écoles

La Terrasse du Voyageur

Quartier Morafeno

Quartier SCAMA

Hôtel de Ville

16H

AMBIANCE DANS LES QUARTIERS

Spectacles de conte et slam « Adieu » de Tartare et « Bidonville » de Jao

Bloco Malagasy avec ses marionnettes

DS Velively, Grand Pat et Aléas des possibles

Randria Ernest Zanany, Club Rollers DS,

Cie Tahala

Kolotsaina Troupe de Choc

18H30

SOIREE TRADITIONNELLE

Hira gasy Saondrafina zanany– Vakodrazana

Vendredi 13 mai

La Caravelle Nofy

9h

Ateliers de formation ouvert à tous: manipulation de Grandes Marionnettes

La Terrasse du Voyageur

9H

« Le Matin du Festival »:

Rencontres-débats

Kolotsaina Troupe de Choc

16h

PARADE de clôture avec tous les vahiny et les groupes locaux

Via Rue Philibert Tsiranana – Rue Suffren – Bd Laborde – Ritz

Hôtel de Ville

18h30

Ciné quartier par l’Alliance Française

Samedi 14 mai

Hôtel de Ville

(sur scène et dans les jardins)

Toute la journée

JOURNEE FESTIVE

Bloco Malagasy, Randria Ernest Zanany, Cie Tahala, Tartare & Niko Garo, Saondrafina zanany, vakodrazana, Aléa des possibles, …et nombreux spectacles avec les artistes locaux

Paul Bloas : des visages qui nous regardent sur les murs de la ville

Paul Bloas vit et travaille à Brest, il intervient en France et à l’étranger depuis 20 ans. Son travail consiste en l’élaboration de peintures géantes (2×3,80m) réalisées en atelier sur papier et collées ensuite sur les murs des cités.

Elles vieillissent naturellement au gré des intempéries, ou plus radicalement sous la griffe humaine. Mais dans tous les cas, elles épousent un lieu sans jamais l’agresser. Cette année, dans le cadre du Festival ZegnyZo!, ce «zanatany» de Diego Suarez qui a passé 10 ans de son enfance ici est venu animer un atelier de formation à ses techniques dont l’objectif est de peindre puis d’accrocher sur les murs de la ville entre 60 et 80 portraits.

Paul Bloas est l’auteur d’un ouvrage magnifique sur le travail qu’il a réalisé entre 1999 et 2003 au camp d’Orangéa, mariant peinture, photo, et écriture. Cet ouvrage, ainsi qu’une version DVD agrémentée d’une musique originale spécialement composée et interprétée par le groupe Noir Désir, sont disponibles à l’Alliance Française de Diego Suarez.

 

paul-bloas-2011

 

 

10ème édition du Festival des Arts de la Rue "Zegny'Zo" du 10 au 14 mai 2016