Échange avec les conteurs « Plumeurs de Lune »

Le travail autour des contes bretons et malgaches poursuit son chemin

Cela fait trois ans que les comédiens de l’Association Zolobe et les conteurs « Plumeurs de lune » se retrouvent pour travailler ensemble autour du conte. En Juillet 2016, quatre membres de l’association bretonne sont venus passer un mois à Antsiranana : Béatrice Le Petit auteur et conteuse, Jean Ivonig Coquin conteur musicien, Clément technicien et Corentin comédien.
Pendant deux semaines, quatre contes ont été théâtralisés. Deux contes bretons : Le bossu et Les korrigans, et deux contes malgaches: Tsivery le jumeaux maudit devenu roi et Dady ravoay.

A l’issu de ce travail, des interventions et des représentations du spectacle ont eu lieu dans plusieurs endroits de la ville notamment à Alliance Française de Diego, dans le Quartier Tanambao V, au Centre Culturel Troupe de choc, en baie de Sakalava, dans le village de Ramena et devant La Terrasse du Voyageur.

Ces contes théâtralisés maintiennent vivante la transmission de la culture orale en faisant rêver les petits et les grands. Espérons que cet échange se poursuivre afin de dynamiser les créations autour des contes traditionnels de ces deux territoires.

Zolobe en tournée pour Transparency International

Une création express

Au mois de septembre 2016, le personnel de la GIZ-PRODECID en partenariat avec l’ONG Transparency International a contacté l’association Zolobe pour intervenir dans un programme de gestion communale transparente.

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Les objectifs de ce programme étaient importants: bonne gouvernance et application du principe de redevabilité dans différentes communes rurales. Outre des séances de formation « classiques » la GIZ-PRODECID et TRANSPARENCY INTERNATIONAL souhaitaient un recours au théâtre afin d’illustrer les propos du formateur et de rendre vivant et accessible à tous les concepts mobilisés.

Les membres de l’association Zolobe ont donc travaillé pendant quelques semaines sur la création de deux sketchs mettant en avant mauvaise et bonne gouvernance.

5 communes sensibilisées

La tournée réalisée en octobre 2016 s’est rendue dans 5 communes pilotes : Antanamitarana, Anketrakabe, Sadjoavato, Antsalaka et Antsakoabe. Les prestations ont reçu un public nombreux qui s’est pris au jeu théâtral. Enfants et adultes ont pris la parole pour réagir face aux situations mises en scène.

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Félicitation aux comédiens qui ont endossé de multiple rôles tel qu’un maire trop pressé et peu scrupuleux, une secrétaire inefficace, des habitants peu disposés à payer des impôts ou encore un employé communal peu soucieux des horaires de travail.

Vidéo : le festival Zegny Zo ! 2011

Yann Péron est un réalisateur indépendant qui vit à La Réunion. Il a eu la gentillesse de mettre à disposition de l’organisation de Zegny Zo ! le superbe montage de 26 mn qu’il a réalisé au cours de l’édition 2011. Merci Yann !

Depuis maintenant 5 ans la compagnie Zolobe a fait le pari fou d’organiser un festival des arts de la rue
Crée et organiser depuis 2007 par la troupe Zolobe, composée de jeunes artistes Antsiranais, cette manifestation à pour but le développement culturel et artistique de la région de Diana.
Durant une semaine toute la ville va vivre au rythme de ce festival des plus atypique, ou les arts de la rue côtoie les arts Plastiques.
fort de ces expériences le festival Zegny ZO a établi un jumelage avec le Festival Leu Tempo de la Réunion, et un partenariat avec le festival REBEKE a Tsiombe qui se trouve a l’extrême Sud de la grande Ile.
Un festival qui s’inscrit dans la continuité puisque les grandes personnes sont de retour avec l’accueil des marionnettes d’Afrique du sud.

 

 

La Fanfare Byin-Mayé revient en 2016 au Zegny’Zo des 10 ans !

Ils sont habillés de jaune et de rouge, ils ont une énergie qui fait plaisir à voir et ils sillonnent depuis plus de 15 ans l’île de la Réunion, ses rues, ses festivals et ses cafés : c’est la Fanfare Byin-Mayé, du funk électrisé made in Réunion.

Tout commence en 2001, quand Vinko, fraîchement débarqué à la Réunion, décide de créer une fanfare. Ancien des Tarace Boulba, fanfare funk associative fondée par Matthieu Paulus et Jo Ruffier Des Aimes (deux anciens des Négresses Vertes), il décide de créer le fils métissé de la fanfare de Montreuil. Quelques annonces plus tard dans le gratuit local, Byin-Mayé, ses premiers cuivres et sa caisse claire voient le jour.

L’idée de départ était de fonder une joyeuse alliance de musiciens, d’où le nom de Mayé, qui signifie à la fois mélange et embrouille, dans le but de promouvoir les musiques du monde et les spectacles de rue. Ouverte à tout musicien, elle fonctionnerait comme une école de la pratique musicale, dans lesquelles les membres, fêtards et philanthropes, partageraient gracieusement leurs savoirs et leurs compétences.

Ca aurait pu être utopiste, mais ça a fonctionné. En sept ans, selon Vinko, au moins 70 musiciens ont adhéré à l’esprit Byin-Mayé. Des musiciens de vingt-cinq à soixante ans, filles et garçons à parité et venant d’un peu partout, dans le sud : Piton Saint-Leu, Saint-Pierre, Petite île, le Tampon, Saint-Joseph, Étang Salé et les Avirons. Une troupe en somme, au sens théâtral du terme, dans laquelle les gens se sentent bien, à cause, souligne Hélène (basse), de « l’ambiance familiale et de l’esprit Byin-Mayé ». Et si le répertoire évolue peu, c’est précisément parce que la fanfare est un lieu de transmission.

Aujourd’hui, amateurs et musiciens plus confirmés se côtoient joyeusement, et le mélomane réunionnais remarquera ainsi la participation à la fanfare de plusieurs membres de groupes péï, comme Youss, Le Machin, La Starnac’, Manléo, Wonderbras et Skarhumbar. Formation à géométrie variable, Byin-Mayé a maintenant une trentaine de mayons. De quoi faire une vraie fanfare, avec saxos ténor, alto, baryton et soprano, batterie, rouler, piker, kayamb, derbouka, auxquels il fait ajouter trois trombones, quatre trompettes, deux basses, deux clarinettes, quatre flûtes et un soubassophone.

À la tête de cet inventaire à la Prévert et de cette joyeuse bande, Magalie qui, accompagnée d’un kayamb ou d’une basse, s’occupe de la direction musicale. Elle est en outre présidente de l’association à but non lucratif « Bien Ensemble », dans laquelle s’inscrit la fanfare. À but non lucratif, ça signifie quoi ? « Que les musiciens ne gagnent pas un sou, explique Magalie, tout sourire, et que les fonds récoltés lors des concerts servent à acheter du matériel de son, à payer l’assurance et à financer des tournées ». Le groupe est ainsi parti en 2002 à Tananarive (Madagascar) pour une semaine de concerts et à Mayotte par deux fois.

Et puis il y a Gilles (baryton), qui écrit toutes les partitions et soumet les arrangements à ses comparses. Quant aux choix des morceaux, il se fait de façon collective, mais prône avant tout l’éclectisme : c’est ainsi que, sur scène, se côtoient le célèbre Fire de Jimi Hendrix et le groupe Carrousel d’Alain Peters. Et puis il y a du ska, du salegy, de l’afrobeat, du maloya, du ragga, du séga et des musiques de l’est. C’est ce qui a poussé Aurélien (sax soprano), métropolitain de Calais, à venir dans la fanfare. Parrainé par Florence (sax alto), il a rejoint Byin-Mayé pour « le plaisir de jouer en groupe, de voir du monde et de participer à l’ambiance ». Auxquels s’ajoutent des rencontres plus imprévues telles celle de Yann, ingénieur du son bien connu des musiciens sudistes, qui suit la troupe pour le plaisir de leur offrir le meilleur son sur scène. Ou celle de Jace, le papa des gouzous qui, en collaboration avec l’Effet Peï et la fanfare a créé le logo de celle-ci : en associant le jaune et le rouge, couleurs identitaires de Byin-Mayé, il a dessiné un volcan d’où sortent, tels des diables en boîte, musiciens et instruments.

Nicolas Millet – juin 2008 / Photos : Philippe Bartlé

Source : http://www.azenda.re/magazine/la-fanfare-byin-maye.html